Pourquoi promouvoir les langues nationales ?

lundi 19 mai 2008
par Okoudjou André Pierre Claver

Le Chef de l’Etat a jugé utile et nécessaire de créer un Ministère chargé du sous-secteur du système éducatif de l’Alphabétisation, de l’Education des Adultes et de la Promotion des Langues Nationales.

Dans les milieux avertis, la nouvelle a été accueillie avec beaucoup de satisfaction et de soulagement ; dans les milieux mal informés ou non informés, elle a été accueillie, le moins qu’on puisse dire, avec une certaine réserve, exprimée en terme d’inquiétude. Les milieux inquiets s’interrogent, globalement, sur le bien-fondé de la décision, surtout que l’une des missions fixées à ce ministère est d’introduire les langues nationales dans le système éducatif formel comme matières d’enseignement d’abord et comme véhicules du savoir ensuite, conformément à la Loi d’Orientation de l’Education Nationale du 11 Novembre 2003. Ils émettent des doutes sur l’aboutissement heureux de la décision du fait même des difficultés actuelles que rencontre l’école béninoise. Ils disent que le Président de la République surcharge l’école et aggrave la situation, déjà déplorable, dans laquelle elle se trouve plongée avec les difficultés rencontrées dans l’application des Nouveaux Programmes d’Etudes (NPE), en particulier. On peut s’imaginer, sans craindre de se tromper outre mesure, qu’à ces milieux appartiennent des personnes des générations ayant étudié pendant la période coloniale, censées comprendre et soutenir, censées aussi apporter des explications apaisantes aux générations actuelles qui n’ont pas vécu les temps héroïques de la colonisation et de l’institution scolaire qui l’a accompagnée.

Malheureusement, dans les rangs de ces personnes, il s’en trouve qui ne sont pas ou ne sont plus, elles aussi, convaincues des bienfaits de l’enseignement des langues nationales à l’école, aujourd’hui où la langue anglaise étend sans pitié son influence réductrice. Elles ne peuvent donc pas encourager les jeunes générations dont la majorité n’a aucune raison objective de croire en la valeur psychopédagogique de l’apprentissage des langues maternelles. Elles relayent, volontairement ou non, les attitudes et les propos négatifs de leurs aînées. Le présent article se voudrait à leur adresse dans le but de partager avec elles les raisons pour lesquelles le Ministère de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales a été créé.

L’identité culturelle en question

La décision de création ne se comprend, en réalité, que si l’on sait qu’elle a, d’abord, son origine dans les profondeurs de l’histoire nationale, qu’elle se fonde, de ce fait, sur les aspirations des populations africaines en général et des populations béninoises, en particulier, à recouvrer entièrement leur identité culturelle pour s’édifier, en toute connaissance de cause, dans le respect, à la fois, de soi et de l’autre, communiant ensemble à l’humaine condition à égalité de dignité. Dès lors, on peut considérer deux ordres de raisons, les raisons d’ordre politique et historique d’une part, les raisons d’ordre psychopédagogique d’autre part. C’est pourquoi, nous publions l’article en deux parties.

Première Partie : L’aspect politique et historique de la question de la promotion des langues nationales et de leur introduction dans le système éducatif formel.

Les sages enseignent que, pour comprendre un phénomène social, il faut toujours le prendre par son origine et non pas au stade auquel il est parvenu dans son évolution. Ainsi, le Ministère de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales n’est pas sorti de la tête de Jupiter, il n’est pas l’effet d’une génération spontanée. Il est plutôt le produit de notre histoire, de l’histoire nationale caractérisée, à une de ses périodes données, par la pénétration étrangère sous forme d’occupation coloniale et de domination culturelle. Les objectifs visés par la colonisation étaient, entre autres, d’assimiler les populations autochtones des territoires soumis par la force des armes aux populations des puissances conquérantes en leur imposant leurs valeurs culturelles et leurs civilisations à travers, notamment, leur système éducatif, comme en témoignent les extraits qui suivent : « Dès la fondation des premières écoles au Sénégal en 1817, la France affirme sous la plume de ses Gouverneurs Généraux successifs son suprême intérêt pour l’institution scolaire, en vue d’une plus grande emprise sur les populations autochtones. Dans sa circulaire du 22 Juin 1897 relative au fonctionnement des écoles des pays du Protectorat, le Gouverneur Général E. Chaudié écrit : « L’école est, en effet, le moyen le plus sûr qu’une nation civilisatrice ait d’acquérir à ses idées les populations encore primitives et de les élever graduellement jusqu’à elle. […] C’est aussi l’élément de propagande de la cause et de la langue française le plus certain dont le Gouvernement puisse disposer. […] C’est l’esprit de la jeunesse qu’il faut pénétrer et c’est par l’école, et l’école seule, que nous y arriverons. »

Le Gouverneur Général, William Ponty, renchérit sur ces propos dans une circulaire du 30 Août 1910 : « C’est elle (l’école) qui sert le mieux les intérêts de la cause française et qui en transformant peu à peu la mentalité de nos sujets nous permettra de les acquérir à nos idées sans heurter aucune de leurs traditions. » Plus tard, en réorganisant l’enseignement par la circulaire du 1er Mai 1924, le Gouverneur Général de l’Afrique Occidentale Française (AOF), Carde, exhorte ainsi les administrateurs coloniaux à répandre le français : « Le français doit être imposé au plus grand nombre possible d’indigènes et servir de langue véhiculaire dans toute l’étendue du territoire. Son étude est rendue obligatoire pour les chefs. […] « Mais notre contact ne s’arrête pas au chef. Il pénètre plus loin dans la masse et le recrutement militaire comme aussi nos relations économiques met en rapport direct et constant Blancs et Noirs de toutes conditions. Il faut donc répandre en surface le français parlé. « Et le Gouverneur Général d’inciter les administrateurs à créer davantage d’écoles : « Multipliez donc les écoles préparatoires, appelez-y le plus d’enfants possible, et apprenez-leur à parler français. « « Un peu plus tard, la circulaire du Gouverneur Général Brévié du 8 Avril 1933 rappelle que « la langue française est la seule qui doive nous occuper et que nous ayons à propager. Cette diffusion du français est une nécessité ; […] La langue française sert de base à notre enseignement. C’est en français que nous devons faire toutes nos leçons. » La circulaire Brévié ne fait qu’expliciter l’article 64 de l’Arrêté du 10 Mai 1924 réorganisant l’enseignement en AOF : « Le français est seul en usage dans les écoles. Il est interdit aux maîtres de se servir avec leurs élèves des idiomes du pays. » Comme on peut s’en rendre compte, cet article scélérat a définitivement décidé du sort de nos langues et, par voie de conséquence, de nos civilisations et de nos cultures traditionnelles. Notre aliénation culturelle, c’est-à-dire, la falsification de notre identité culturelle par l’entreprise coloniale forcenée de notre assimilation aux populations des puissances coloniales, nous a entraînés à vouer un mépris souverain à nos propres valeurs, aux langues que nos mamans nous ont toujours parlées, par lesquelles elles nous ont nourris de la culture et de la civilisation de nos ancêtres. Leur exclusion formelle de l’école nous a habitués, très tôt, à l’admiration béate de la langue du colon et des valeurs de culture et de civilisation qu’elles véhiculent au détriment de nos langues ! Les conséquences ultimes de l’entreprise coloniale sont le « renversement, le piétinement et la négation de nos valeurs, de notre histoire, de notre patrimoine culturel », le « déracinement » dont est victime l’autre type d’homme que nous sommes devenus, « l’akowé, totalement coupé des réalités de son milieu, servilement tourné vers l’étranger, donc un outil, un instrument docile pour perpétuer la domination coloniale », hier et aujourd’hui encore.

Prise de conscience historique Il n’est personne qui puisse s’étonner que ce traitement indigne subi par les Africains ait généré de graves frustrations et aient fait prendre conscience, contradictoirement, à l’intelligentsia nationale et internationale africaine naissante de l’identité nègre non assimilable à aucune autre identité, unique en son genre comme l’est, du reste, l’identité du colonisateur. Les oeuvres d’Aimé Césaire, par exemple, de regrettée mémoire, expriment éloquemment ces frustrations et perturbations dont les sociétés africaines colonisées restent encore victimes. C’est, en effet, de cette prise de conscience historique qu’est né tout le mouvement national ou international panafricain de revendication de l’identité culturelle noire à travers, l’idéologie de la Négritude, à travers la mise en place de politiques de restauration des cultures nationales par la revalorisation des langues maternelles africaines qui les véhiculent. C’est, aussi, à la lumière de cette attitude historiquement juste, qu’il faut comprendre toutes les luttes diverses et variées, d’ordre politique et social, menées par différentes organisations progressistes au plus fort de l’entreprise coloniale, dont les forces politiques et les forces syndicales des travailleurs des villes et des campagnes ainsi que les forces estudiantines représentées, au niveau national, par l’Union Générale des Elèves et Etudiants du Dahomey (UGEED), au niveau régional, par l’Union Générale des Etudiants de l’Afrique Occidentale (UGEAO) et, au niveau panafricain, par la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF), pour ne citer que celles-là. C’est, enfin, ce qui explique l’abandon, par la force des choses, de l’entreprise coloniale et l’accession à la souveraineté nationale en 1960 en particulier, des peuples d’Afrique occidentale française, dont le peuple béninois notamment. Libérés de la domination politique directe, les peuples d’Afrique peuvent, dès lors, prendre leur destin en main en commençant par remplacer, progressivement mais sûrement, les programmes d’enseignement coloniaux par de nouveaux programmes appropriés, débarrassés des éléments négatifs de la culture étrangère, et prenant en compte les réalités autochtones les plus vivifiantes. Pour aider les Etats d’Afrique nouvellement indépendants à assumer leur nouvelle responsabilité dans ce domaine très important de l’éducation, la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA/ONU) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) ont organisé, en mai 1961, à Addis-Abeba, en Ethiopie, la première Conférence des Etats africains sur le développement de l’éducation en Afrique. A propos précisément des langues nationales, on relève qu’elles ont fait l’objet d’un intérêt particulier de la part de la Conférence. Certes, les Etats n’ont pas été invités à les introduire déjà dans l’enseignement, en raison notamment, on s’en doute, de l’absence de recherche scientifique avancée sur ces langues.

Il leur a été, néanmoins, recommandé que, dans le cadre de l’éducation des adultes : « Le choix des langues à utiliser... incombant aux gouvernements et dépendant de considérations linguistiques, sociales et économiques qui varient d’un pays à l’autre, et les langues choisies n’étant pas nécessairement les mêmes pour l’éducation des adultes et l’éducation scolaire, les études linguistiques et pédagogiques nécessaires soient entreprises dans ce domaine. Une fois le choix fait, ces études devraient être poursuivies de manière à faciliter l’utilisation efficace et l’adaptation à des conditions nouvelles de la ou des langues d’enseignement ». Sans qu’elle ait eu à faire des déclarations tapageuses sur l’utilisation des langues nationales dans le système éducatif formel en ce début des indépendances africaines vite récupérées par les puissances coloniales à travers ce que l’on a appelé le « néocolonialisme », la Conférence a néanmoins insinué de façon prudente et habile mais claire sa position et ses intentions réelles immédiates et futures sur la question fondamentale de la revalorisation des langues nationales par lesquelles les populations dont les femmes, en particulier, pourraient « contribuer pleinement au bien-être de la collectivité » et participer à l’augmentation de la richesse nationale par la production maîtrisée. Voilà comment on en est venu et on en vient toujours à parler de la promotion des langues nationales, de leur introduction dans le système éducatif formel. L’histoire coloniale est le contexte dans lequel elle a pris naissance et forme. Sans la colonisation, on peut parier que la question ne se poserait pas telle qu’elle se pose aujourd’hui ; certainement qu’elle se poserait en d’autres termes ou ne se poserait pas du tout parce que les langues africaines se seraient développées naturellement sous l’emprise de la loi de la sélection naturelle !

A SUIVRE (Deuxième partie dans notre prochaine édition)


Commentaires

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Comme le précise Arthur Okwemba :

Les langues africaines devraient etre considerees comme langues privilegiees de l’Interner au meme titre que l’anglais et le francais si l’on veut que le continent puisse participer efficacement dans la societe de l’information.

...

Les pays africains connaitront un developpement dans les domaines economique, social, politique et technologique s’ils utilisent leurs langues maternelles sur Interner. Mais certains specialistes de l’information d’Amerique et d’Europe slopposent a l’idee en presentant l’argument comme quoi les langues africaines n’ont pas de pouvoir economique et ne peuvent donc pas constituer une force avec laquelle compter si elles etaient utilisees sur Interner pour des transactions. Ils pretendent en outre que l’Afrique possede plus de 200 langues, dont certaines ont des alphabets avec des sons et caracteres qui ne sont pas reconnus dans le systeme des codes de l’lnternet. Par consequent, le continent devrait continuer a s’exprimer a travers des langues qui conviennent au developpement social et economique.

Il paraît donc clairement depuis années que la pérénisation de nos langues est la clé de la survie de nos cultures ainsi que la clé de notre émancipation. Cela ne se peut se faire si ce n’est pas intégré dans le parcours éducatifs de nos têtes pensantes.

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extrait de l’article :

Dans ce contexte, le puissant groupe d’intérêt (c’est-à-dire les 2.000 personnalités morales, politiques, scientifiques, techniques et administratives de notre pays qui ont donné leur quitus par des signatures pour la valorisation de l’Alphabet Africain) tend la main à son excellence le Président Boni Yayi en plaidant ouvertement dans le but d’obtenir un fauteuil de décisions pour son candidat potentiel, en l’occurrence notre compatriote Goundété François, historien de tous les systèmes d’écriture et inventeur de l’Alphabet Africain. Le plus connu des médias, il ne manque à ce valeureux créateur aucune des qualités qui font un grand chef ; il a le long courage, l’esprit scientifique, l’humilité et son évangile est « l’honneur et la patrie ». Généralement avant de gagner un poste de hautes responsabilités pour bénéficier des avantages spéciaux, pour entrer dans la cour des grands, il faut créer nécessairement son propre parti politique et se faire entourer de plusieurs centaines de partisans qui serviront avec fidélité et dévouement dans la préparation des campagnes en vue de gagner les élections. Car partout dans le monde, la matière grise que constitue le bagage intellectuel, sans les moyens, sans la politique, ne suffit pas. Mais, contrairement à cet état de chose, la question relative à l’alphabet africain est une affaire de souveraineté dont l’initiateur n’a pas besoin de formation politique avant d’être écouté par les décideurs politiques et le grand public. Aussi étonnant que cela puisse être une vérité, les détracteurs qui font tout pour sombrer l’image de notre pays ont soigneusement organisé une mafia au niveau de la Présidence de la République qui a pour but de filtrer et de rejeter les dossiers jugés importants mais qui n’entrent pas grandement dans leurs intérêts personnels ; peu importe l’intérêt supérieur de la nation. C’est ainsi que depuis la mort de l’ethnologue Alexandre Sênou Adandé en 1993, l’auteur de la plus grande réalisation intellectuelle de l’Afrique contemporaine n’a jamais réussi, malgré les nombreuses demandes référencées du Cnsa, à être accueilli par le Président de la République. Pour preuve, lisez la demande d’audience du président du Cnsa introduite dans la publication intitulée « 2.000 signataires sollicitent l’intervention du président Boni Yayi » dans le quotidien “l’Option Infos” N° 345 du vendredi 15 Février 2008 à la page 12. Dans la plupart des cas, chez nous en Afrique comme ailleurs dans le monde, les hommes qui ont le courage d’agir, de dire la vérité, de créer quelque chose d’original et de grand, ceux qui de jour en jour se battent avec énergie pour que leurs pays changent, pour que le monde soit davantage meilleur à chacun et à tous, ce sont ceux-là dont on redoute l’influence et les nobles ambitions qui sont payés en monnaie de singe. le cas de l’inventeur de l’alphabet africain fait l’objet de beaucoup d’appels au patriotisme des décideurs de notre pays, depuis un certain temps. En 1983, l’Assemblée Nationale Révolutionnaire a fait une recommandation spéciale (message porté N° 1120/ANR/CP/SG du 27 Juin 1983) à l’adresse du Ministère du Travail et des Affaires Sociales qui, suite aux échanges de correspondances avec les ministères compétents, a mis Monsieur Goundété François à la disposition du Ministère de l’Alphabétisation et de la Culture Populaire par le message-porté N° 509/Mtas/Dgm/Dtec/Stcr du .02 Décembre 1983 pour servir son département en qualité d’expert en systèmes d’écriture, chargé du développement, de la formation des techniciens d’alphabétisation et des cours de transcription à l’aide de l’Alphabet Africain. C’est ainsi que Monsieur Goundété a pris effectivement service le 02 Janvier 1984 au su et au vu de tous les agents dudit Ministère. Mais très vite dans les calculs, certains responsables politico-administratifs de notre pays se sont rendus compte que l’adoption de l’alphabet africain au profit de notre développement pourrait déranger leurs intérêts personnels. Et ainsi, mille tractations ont été mises en route pour tuer le projet dans l’œuf. Accusé (sans aucune preuve) d’être à la solde de l’impérialisme, l’inventeur Goundété a été sans décret, ni arrêté, éjecté de la fonction publique quelques jours après sa prise de service avec la complicité de certains militaires zélés qui étaient venus le déloger illégalement du ministère avec la brutalité la plus absurde ; en même temps, l’ordre verbal a été intimé à ce dernier de quitter le Bénin dans les 24 heures pour ne pas être achevé. Depuis la disparition involontaire, en Janvier 1984, de cet agent dont l’activité est reconnue exceptionnellement importante pour le développement de notre pays, le ministère en charge de l’alphabétisation n’a jamais pris la peine de sonner des cris d’alerte référencés par les médias et n’a jamais pris d’autres mesures pour réengager ou pour réhabiliter ce penseur dont le combat est libérateur et générateur d’intérêts. Dédommagement en gros sous par l’Etat oblige ; car si nous sommes sur un terrain de foot-ball, ce préjudice causé contre un joueur de l’équipe adverse dans le camp est dénommé « Penalty golier seul » qui est ici égal à « Penalty gouvernement, seul responsable ». Car, c’est l’administration qui est en faute et non le créateur Goundété.

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vendredi 6 juin 2008 à 20:03 , par  ʒildas kɔtɔmalɛ
Vivement la suite

Cette première partie ne manque pas d’intérêt et est, du point de vue historico-politique, fort éclairante. J’attend donc avec impatiance la suite.